Et si..

La crise développait des solidarités, de nouveaux réseaux sociaux, internationaux, une nouvelle exploitation de la terre, de la richesse.

Ce serait d'abord insensible et ponctuel, comme un jardin ouvrier, comme la requisition des espaces urbains inutiles et couteux par la culture vivrière, comme l'arret de toute consomation inutile faute d'argent, la reprise des entreprises en faillite et de l'appareil de production par leurs ouvriers, une lente contagion de l'utile, du vivrier, de l'échange, du troc.

Et si cette économie solidaire echappant à tout l'attirail normatif et fiscal parce que lorsqu'il n'y a pas commerce il n'y a pas normalisation, redonnait force à la parole donnée, à l'honneteté, seul moyen de survivre dans un monde dérégulé.

Et si les multinationales devenaient inutiles, comme un objet passé de mode.

Et si ce faisant, L'état surgissait à nouveau du peuple, une véritable démocratie non confisquée.

Bon ça ne durerait qu'un temps.. mais ce scénario est peut-etre notre seule chance.